Mais d’où voulez-vous que je sois?

Je crois que je ne me suis jamais autant sentie mise à l’écart de la société qu’en ce moment. Même la «manif pour tous» et les horreurs homophobes qu’on s’est prises dans la figure ne m’ont pas donné cette impression, à ce point-là. C’est dire. Peut-être parce qu’au moins dans ce combat-là, celui pour l’égalité des droits, je sais où je me situe, je sais qui est avec moi, qui est contre moi. Alors que là, j’ai surtout le sentiment d’être «à côté». Le message est transmis de façon sournoise, insidieuse, personne ne m’a dit «toi, tu ne fais plus partie de la République à partir de maintenant». Rien de frontal, rien de violent. Un éloignement discret.

Je ne me suis jamais vraiment sentie juive, pas au sens religieux en tout cas. Culturellement, oui, bien sûr. On n’échappe pas à son histoire familiale. L’un de mes grands-pères s’est évadé du dernier train pour Auschwitz. L’autre est rentré à pieds du camp de Kobierzyn. Ce ne sont pas des histoires auxquelles on a envie d’échapper, au contraire je suis très fière d’eux. Mais le fait que je sois juive est culturel, familial, pas religieux. Je ne fête qu’une fête, Hanouka, parce que j’aime les lumières dans la nuit de l’hiver. Décembre, chez moi, c’est le mois des lumières, et j’aime particulièrement quand Hanouka et Noël tombent à des dates proches et qu’on peut les enchaîner.

Et si je n’ai pas mangé de porc à un moment de ma vie – moi qui ai été élevée au jambon-coquillettes comme la plupart des enfants de ma génération –, ce n’est qu’officiellement parce que j’étais juive (en réalité c’est parce que j’étais en colonie de vacances en Angleterre et que ceux qui ne mangeaient pas de porc allaient au Kentucky Fried Chicken, ce qui était bien plus appétissant). C’est ensuite devenu une habitude. Je suis une femme d’habitudes, je vis par mes habitudes, je me définis par mes habitudes. Je suis ce que je fais. Lorsque j’ai finalement cessé de ne plus manger de porc, c’était pour d’aussi mauvaises raisons que celles pour lesquelles j’avais cessé d’en manger. J’ai en revanche été végétarienne bien plus tard, pour de bien meilleures raisons, mais beaucoup moins longtemps.

Et si j’ai porté pendant longtemps une étoile de David autour du cou, c’est parce que je ne voulais pas avoir peur de la porter. Je ne voulais pas céder à la tentation de la cacher. Je ne me sens pas très souvent juive mais je n’ai pas non plus honte de l’être. Plus tard, une croix huguenote est venue s’associer à la maguen, toujours pas pour des raisons religieuses, plutôt pour des idées philosophiques. Aujourd’hui je ne porte ni l’une ni l’autre, mais elles reviendront peut-être un jour.

Je suis – notamment mais pas seulement – de culture juive, d’origine juive. Sur les pas de mon frère, j’ai un temps essayé d’être plus, mais ce n’est pas pour moi. Ça s’est assez facilement arrêté là. Jusqu’à aujourd’hui, où j’ai quasi constamment l’impression qu’on me rappelle que je suis juive. Et franchement, ça me fatigue. Et ça m’inquiète. Je suis fatiguée et inquiète des appels de Netanyahu à émigrer en Israël, un pays qui m’est aussi étranger que le Brésil, ou la Chine. Je ne suis jamais allée en Israël, je ne sais pas si j’irai un jour. Ce ne sera en tout cas jamais mon pays, ce n’est pas celui qui me fait rêver quand j’ai des envies d’ailleurs. Fatiguée et inquiète, aussi, qu’on parle des juifs «de France». Mais d’où voulez-vous que je sois? Mon côté utopique préférerait que je sois citoyenne du monde, mais – pour l’instant en tout cas – ça ne fonctionne pas comme ça. Je suis donc française. De Paris.

Fatiguée et inquiète, enfin, d’avoir le sentiment de faire désormais partie malgré moi non plus du «nous» mais d’un «eux» que j’ai du mal à définir. Pour la première fois de ma vie.

NB: J’ai écrit ce texte pour partager un ressenti qui m’a prise par surprise. C’est le mien, peut-être est-il partagé par d’autres, mais je n’en sais rien et ne me risquerai pas à prétendre à une quelconque universalité. Je n’ai pas non plus voulu, en publiant ce texte, vouloir faire penser que ce que je ressens actuellement est proche de ou comparable à ce que ressentent sans doute des millions de personne en France et ailleurs depuis des années, des dizaines d’années, en raison de leurs origines sociales, géographiques ou culturelles, ou en raison de leur religion. Ça l’est peut-être, mais là non plus, je n’en sais rien, et ce n’est pas à moi de l’affirmer.

EDIT (23/02, 10h): Comme je l’ai écrit ailleurs, si j’ai finalement décidé de publier ce texte sur ce qui jusqu’ici pour moi était un non-sujet, c’est parce que si des gens comme moi en arrivent à ressentir directement ce malaise (et non par solidarité, ou empathie ou je ne sais quoi), c’est qu’on est vraiment mal barrés. Je suis exactement le type de personnes qui, si on oublie un instant que je suis lesbienne, ne devraient pas se sentir en marge dans la société actuelle: CSP+, blanche, cis, avec un travail, un logement, un cercle familial, amical et social solide etc.
Ce texte, c’est une nouvelle fois une façon de laisser sortir ma colère (ça va mieux en le disant), mais aussi un cri d’alarme, envers moi-même et quiconque voudra l’entendre. On sait déjà que notre monde part très fort en sucette, et si on veut tenter de le remettre d’aplomb, je crains que ce ne soit maintenant ou jamais. Parce que quand ce qui semblait solide et acquis se met à trembler, on n’est pas loin de tout voir s’écrouler. Serons-nous capables, ensuite, de reconstruire? Quand je nous regarde aujourd’hui, je n’en suis pas très sûre.

22 thoughts on “Mais d’où voulez-vous que je sois?

  1. J’ai essayé de trouver une bêtise à te dire, histoire de te donner juste un sourire mais je ne l’ai pas trouvée.
    Alors, ça sera juste un bisou d’une catholique de France 😉

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  2. J’ai très envie de te serrer fort dans mes bras quand je lis ça. Je vais te dire un truc Judith : nous ne sommes pas de la même famille, nous n’avons aucun lien de parenté, nous n’avons pas les mêmes cultures d’origines (toi tu as Hanouka et ses lumières, moi j’ai les binious et la gavotte), nous ne sommes même pas attirés par les mêmes personnes (tu es Béné-sexuelle et je suis irrémédiablement pédésexuel) mais il y UNE chose dont je suis sûr : nous sommes du même sang, rouge et chaud, nous sommes de la même famille humaine. Nous savons d’où nous venons, mais nous sommes de partout, citoyen du monde et semblables humains. Mon amitié t’es acquise par delà les éloignements (mais j’ose croire que tu le sais :p), mon amour d’un être humain à un autre aussi (et ça aussi j’ose croire que tu le savais déjà). Je t’embrasse fort.

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    1. On ne cesse jamais de combattre lorsqu’on fait partie de minorités. La société française n’est pas bâtie dans le respect de ces minorités et même avec les meilleures intentions du monde, nous nous plantons. Même quand on croit bien faire, on sait si peu respecter celui ou celle qui est différent.e que ça tourne la plupart du temps en eau de boudin.

      Regarde, même au sein des LGBT, on patauge, on joue perso, on oublie les voisin.e.s. C’est pour ça que des médias comme Yagg sont si importants.

      Même si l’équipe est effroyablement timide ! ^^

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  3. Je te dirais volontiers que tu as le soutiens d’un athée "de France" mais j’ai vécu dans trop d’endroits différents pour me sentir "de France" et pourtant je pense être plutôt patriote dans mon genre.
    J’ai longtemps côtoyé la "culture juive" que j’ai découvert quand je suis sortie 5 ans avec une juive (qu’il m’a d’abord fallut séduire pendant 4 ans…chuis tenace dans le genre…), j’ai constaté que comme toute culture elle n’est pas homogène pour trois sous, entre ceux qui utilisent deux couverts différents pour laitage et viande et ceux qui mangent avec appétit des crevettes à la moindre occasion, ceux qui acceptait avec joie qu’un athée sois assis à leur table un soir de Hanouka ou lors d’une Bar Mitzvah (mais sans kippa et sans se lever lors des prières) et ceux qui en l’apprenant étaient choqué que cela fut permis, les stéréotypes ont la vie dur…
    Je me souviens aussi d’avoir été choqué de voir que ce petit bibelot qu’on accroche sur le coté droit de la porte d’entré (la mezuzah) était si souvent mis à l’intérieur plutôt qu’à extérieure, car.. on sait jamais…
    La culture comme l’éducation, l’origine, etc… ne sont qu’une facette de ce que nous sommes, ce sont avant tout nos actes passés présents et futures qui nous définissent.

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  4. J’aurais voulu t’ecrire quelque chose comme PyB, mais il est passé avant, il a tout dit, je co-signe à deux mains, j’ai rien de plus malin à ajouter.
    Grobisoux 🙂

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  5. J’ai envie de réagir sur ce “nous” et “eux”. Je ne suis pas juif, je ne connais presque rien de la culture juive, avec mes amis juifs je n’ai presque jamais parlé de religion (il a dû y avoir des sujets de conversation plus passionants, je m’en réjouis rétrospectivement). Pourtant, en tant qu’homosexuel, bien souvent je me sens juif. Je sais que sous le régime nazi avec mon triangle rose j’aurais été considéré comme un juif comme les autres (à la couleur du triangle près). Et donc quand les juifs sont attaqués, je me sens aussi attaqué, quand les juif ce sont “eux”, je sais que je fais partie de cet “eux”. Je n’ai pourtant jamais fêté Hanouka, je ne sais pas ce que c’est et d’ailleurs je m’en fout un peu.

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  6. Enfin ! Merci, merci, Judith !
    Enfin une journaliste qui nous dit et explique que “Juifs de France” ne signifie pas et ne veut pas dire la même chose que “Français juifs”.
    C’est à croire que certains veulent de nouvelles guerres de religion en France, surtout les titres des media en photo, en servant la soupe à ceux qui expliquent que la religion est déterminante dans l’identité quand elle n’est qu’une composante (plus ou moins maigre) de la culture de chacun.
    Mais, pas trop d’inquiétude, les Français athées mâles bolchéviks séduisants blancs à poil court assoiffés bisexuels cynophiles de culture germanique, veillent au grain et sont prêts à botter le cul de quiconque viendra trop nous chauffer avec ces âneries.

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  7. J’ai grandi, jusqu’à mes 17 ans, dans une France riche et méprisante, de droite et sûre d’elle, blanche et raciste, catholique et antisémite, apparemment hétérosexuelle et homophobe, etc.: un microcosme très toxique. Deux petits nobliaux m’avaient même soupçonné d’être juif, notamment parce que je défendais Simone Veil. « Tu ne peux pas être pour l’avortement » : si. Plus tard, les langues se sont déliées, Jean-Marie Le Pen a gagné des voix, aidé quelque temps par François Mitterrand, trop heureux de diviser la droite en rendant hommage aux copains de Paul Touvier.
    Je me suis barré, délibérément, d’un lycée catho (SCN) pour un autre type d’ »élite » (LLG) : ils n’avaient pas viré Montherlant, mais Baudelaire ! Le seul Noir de Sainte-Croix que j’eusse vu était fils de diplomate, et fut viré en quelques mois pour vol dans un magasin (même pas au lycée !). LLG restait plutôt à droite, mais de peu. Tout le monde y était représenté. Un communiste noir, des juifs, quelques musulmans (peu), etc. La parole était contrôlée par la diversité, qui empêchait les débordements de haine, qui obligeait à penser aussi au nom de l’autre, à s’élever, déjà pour la forme (c’est un début !), intellectuellement. Je ne me suis jamais départi de l’impérative mixité sociale et intellectuelle : et si l’autre avait raison ? L’entre-soi est confortable : il est dangereux.
    Après le lycée, j’ai vécu parmi des juifs et des musulmans, sans souci. Toujours, les Juifs m’ont testé avant de m’adopter, car un peu moins socialement visibles que les musulmans, ils devaient s’assurer que je ne fusse pas antisémite. Les discriminations nous rendent tous « paranoïaques » (oui, avec des guillemets : je ne parle pas de la psychose paranoïaque ici). L’apprivoisement (qui le petit prince, qui le renard ?) était toujours un peu plus long. Puis ils firent mon éducation (basique) en judéité : le minimum pour s’y retrouver. Et j’ai lu, un peu, la Bible notamment, une édition catho (Osty/Trinquet), et la traduction d’André Chouraqui.
    Récemment, ces édito, dont celui du Monde, sur « Les Juifs de France », ont fait scandale. Ce ne sont pas que des maladresses, des raccourcis pour le titre : ils mettent en doute la nationalité et le patriotisme des FRANÇAIS JUIFS. Alors, Judith, je suis infimiment triste de partager ton sentiment. Tes soupçons sont fondés. La minorité violemment antisémite de France doit être contrôlée par la parole de la majorité, et endiguée (je ne parle pas ici du vieux fond(s) antisémite catholique traditionnel de notre « héritage » culturel). La bataille n’est pas perdue. C’est usant, toute cette énergie psychique mobilisée pour se défendre, et, en somme, défendre la République. Avec Dany (le Rouge) Cohn-Bendit, nous sommes tous des Juifs allemands (et français !). Et Charlie. Et… français, quoi, bordel ! Libres dans l’idéal, heureux, avec même le droit à l’insouciance.
    Pour finir en bonne compagnie, puisqu’on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui :
    http://nemesistv.info/video/MWMKX4194HY2/pierre-desproges-on-me-dit-que-des-juifs-se-sont-glisse-dans-la-salle

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  8. Ben moi je suis athée. De culture catholique (mais pas trop) puisque maintenant il faut dire ça. et ça m’emmerde de dire ça. Je suis athée non par défaut mais par conviction profonde, je trouve le monde merveilleusement complexe et immense pour mettre le sacré sur sa beauté. Un sacré athée, le sens du magnifique. Eh ben, j’ai presque le même ressenti que toi ! J’ai l’impression d’être à la marge de la société crispée sur ses « valeurs » pourries. La laïcité médiatique, ça n’est pas la mienne. Moi je crois en l’homme alors je le respecte. Ce respect, je le vois diminuer jour après jour et j’ai peur. Peur pour mes enfants qui sont sur le seuil de leur vie adulte, et qui vont se prendre la haine que jamais je ne pensais leur faire vivre en les concevant il y a quinze ans.
    Il ne faut pas séparer la haine contre le mariage pour tous de celle antisémite (que je déteste ce mot : les sémites ne sont pas tous juifs !) ou antimusulman. C’est la même ! C’est la peur et le mépris de la différence, c’est une pulsion totalitaire. Et l’on ne sait que trop bien que le totalitarisme s’attaque en premier aux minorités car ce sont elles les garants de la liberté, ce sont elles qui font avancer les droits humains.
    J’ai rencontré un animateur de quartier musulman qui venait chercher des outils pour lutter contre le harcèlement. Au bout de deux jours je me suis outé. On avait pas mal sympathisé, et il s’est rendu compte d’un coup de l’absurdité de ses préjugés anti-homos. Il s’en est même excusé. Il m’a remercié de l’avoir éclairé. Puis on a discuté de ses souffrances à lui, regardé avec suspicion dès qu’il sortait de sa cité (on était peu de temps après les attentats de Charlie). Il m’a avoué ne pas avoir su quoi faire lors de la grande manifestation. Il est resté dans son placard. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de différence entre nos combats, que moi à la gay-pride, je crie à la face de la société : « Je suis pédé, et alors ? » et que lui, devrait aussi crier : « Je suis musulman, et alors ? » Il y a eu de la lumière dans ses yeux.
    Je te raconte tout ça parce que ce qui me fait tenir c’est ça : n’oublions jamais que nos différences sont nos richesses, des trésors inestimables ! C’est pour ça que je fais des romans avec. Ce qui me fait aller vers l’autre, c’est sa différence. sa singularité (très beau mot). Alors ce monde médiatique de merde, a beau se gargariser de pensées fétides, il y aura toujours des gens pour te trouver formidablement intéressante. Regarde-les biens ces gens-là. Ils ne font pas de bruit. Ils sont seulement chaleureux. Et humains. Alors oui, il faut lutter contre la violence ambiante et on a raison d’en avoir peur, mais il faut aussi ne pas cesser de regarder l’humain. Je vis dans un tout petit village de la Nièvre. Les services publiques disparaissent les uns après les autres. J’ai des élèves en dessous du seuil de pauvreté. On est vraiment dans la merde. Mais je les aime, mes élèves cabossés, et voir leur sourire parce que dans notre lycée pr… suite 2ème message.

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  9. (Suite et fin) Mais je les aime, mes élèves cabossés, et voir leur sourire parce que dans notre lycée pro on cesse de les mépriser me donne la force de continuer. Soyons ensembles, des foyers d’humanités qui résistent à la haine et à l’intolérance. Nous, minorités discriminés, nous en avons le pouvoir.

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  10. Bonsoir Judith
    Tu sais, c’est beau la marge dans les pages des livres et des cahiers. On a le droit d’y mettre ce qu’on veut, des dessins, des remarques, des signes pour dire ce qu’on aime ou ce qu’on n’aime pas. On peut la laisser en blanc, la marge, pour que la page respire. Et si certains de la page ou d’ailleurs trouvent que c’est de la place perdue, qu’on peut la sabrer, elle se défendra, la marge.
    Ton cri de peur, de colère et d’alarme, tu fais bien de le pousser et je m’en sens tout proche parce que, comme toi – et qu’importent les motifs- je me sens dans la marge.
    Sans la marge, les pages seraient foutues. Sans la marge, les pages deviendraient folles et voleraient comme sous les bombes. On tuerait les cahiers et les livres.
    C’est la marge qui nous lie. Tu n’es pas seule, Judith, et tu peux compter sur nous.
    Pierrot

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    1. Pierrot, tes mots sont justes, tes mots sont beaux, ils sont vivants et disent tellement mieux que les miens, ce que je vis, non sans une certaine fierté. Merci à toi.

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  11. J’aimais bien l’époque où on ne parlait pas de juifs, musulmans, ou autres… On est d’où l’on naît, c’est aussi simple que ça. Perso, ce sera parisienne de France, du Monde, et de l’Univers…

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  12. En fait, il me semble que le point important soulevé est que lorsqu’on dit qu’on est juif/juive, cela renvoie à plusieurs identités : appartenance à la descendance d’un peuple (appartenance ethnique,) à une religion (on met alors un J majuscule), mais aussi à une culture.
    Hors conversion, on ne devient pas juif/juive, on l’est de naissance et jusqu’à la mort, d’abord parce qu’on ne peut pas nier une origine ethnique bien sûr mais aussi parce qu’on ne peut pas faire acte d’apostasie dans la religion juive (ie. quitter une religion de façon formelle)

    Un tunisien par exemple, peut donc se dire tunisien, arabe, athée, de culture maghrébine.
    L’équivalent serait française, juive, athée, de culture juive ?

    Reconnaissons que la plupart des médias mainstream font un bloubiboulga de toute ces notions en parlant “des juifs”. Et de leur côté, les instance religieuses font de même pour compter dans leur rang tous les juifs comme Juifs…

    Le véritable problème, qui, à mon sens, créé le malaise comme celui que tu ressens, c’est que l’athéisme juif est complètement inaudible en France.

    (tout ça est un ramassis d’avis personnels, les critiques/compléments sont bienvenus)

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