Les brillants «Chatons violents» d'Océanerosemarie: une critique (ou presque)

chatons-violentsLe problème d’un spectacle comme Chatons violents, c’est qu’on n’a pas envie de le raconter. Parce qu’on n’a pas envie d’en spoiler une phrase, ni même un mot. Parce que le texte est brillant. Parce qu’il faut le voir et l’entendre, puisqu’il n’est pas seulement brillant mais aussi brillamment dit et interprété par Océane et brillamment mis en scène par Mikael Chirinian. Alors ça complique pour dire pourquoi c’est si bien et pourquoi il faut y aller.

Ce que l’on peut en dire, c’est que le rire arrive dès la première phrase, pas besoin d’entrer dans l’ambiance ou d’attendre que la salle soit chauffée, Océane fait mouche immédiatement.

Ce que l’on peut en dire, c’est que si vous avez aimé La lesbienne invisible, vous allez adorer Chatons violents. Et si vous n’avez pas vu La lesbienne invisible, il y a de grandes chances pour que vous adoriez Chatons violents quand même.

Ce que l’on peut en dire, c’est que le point de départ du spectacle est le couple mais que le sujet est bien plus large, qui pointe les petits arrangements que l’on fait avec soi-même. Comme elle l’expliquait dans l’interview qu’elle a accordée à Yagg quelques semaines avant la première de son spectacle, Océane, après avoir parlé de sa «communauté de cœur» (les lesbiennes»), s’intéresse à sa «“vraie” communauté d’origine, ce qu’on appelait à l’époque la gauche caviar», les «BBB»: les bons blancs bobos. Et en particulier au racisme de gauche. Ça fait mal et c’est ça qui est bien.

Chatons Violents parle aussi de chats (bien sûr), de Paris, de Marseille, des Parisien.ne.s qui s’installent à Marseille, de Montreuil, des Parisien.ne.s qui s’installent à Montreuil, et aussi du jugement (et moi qui tiens tellement au non-jugement, ça me parle très fort) et de comment s’en préserver pour en préserver les autres. Ça parle même de Jésus. C’est, comme Océane l’explique tellement mieux que moi, «une réflexion sur notre humanité, notre capacité à nous relier aux autres, d’accepter l’autre et de laisser l’autre “nous tuer”».

Ce que l’on peut en dire, c’est que ça aurait pu être donneur de leçon et qu’en fait, non. Parce qu’Océane est la première à se remettre en question, la première cible de ses vannes, que chacun.e en prend pour son grade, elle la première.

Ce que l’on peut en dire enfin, c’est qu’il faut aller le voir. Parce que quand on a la possibilité de se faire plaisir à ce point tout en réfléchissant sur soi et sur les autres, il ne faut surtout pas se priver.

Revoir l’interview d’Océanerosemarie sur Yagg:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Océanerosemarie dit tout sur Chatons violents

Pour réserver, c’est par ici.


Toutes les infos sur Chatons violents
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